PôleBio, un projet grandeur nature

On parle beaucoup du concept de mines urbaines  (l’urban mining), qui vise à identifier tous les déchets de notre quotidien et de notre environnement premier, comme pouvant être transformés en matières premières secondaires ou en énergie.

Ce concept est en totale corrélation avec le développement de technologies innovantes, capables de valoriser les déchets de notre quotidien en énergie, à l’image du projet PôleBio.

PôleBio s’inscrit dans une dynamique durable et propose une technique adaptée et performante pour la valorisation, dans le canton de Genève, d’une partie des résidus organiques et de bois.

L’objectif est de produire une énergie locale et renouvelable à haute valeur ajoutée: de l'électricité, du biogaz et de la chaleur.

Développement d’énergies alternatives

Questions-réponses sur le projet PôleBio

En quoi le projet PôleBio est-il utile pour le canton de Genève ?

PôleBio, c’est 20GWh d’électricité et 70 GWh de chaleur d’origine renouvelable pour 18'000 foyers dans le canton de Genève. C’est également 10 GWh de biogaz pour les véhicules soit l’équivalent de 12 millions de kilomètres parcourus /an.

Qu’en est-il de la taxe au sac ?

PôleBio sera le site du canton de Genève qui assurera la transition vers une nouvelle politique de collecte, de tri et de valorisation des déchets avec notamment la valorisation accrue des déchets biodégradables. Les capacités de traitement des déchets de ce nouveau site permettront de répondre aux objectifs de collecte fixés par la Confédération.

PôleBio contribuera à l’augmentation du taux de recyclage des déchets dans le canton de Genève et permettra à terme l’exemption de la taxe au sac.

Actuellement, plus de 30 % des déchets des ménages incinérés sont constitués de déchets organiques méthanisables (épluchures, résidus de repas, fleurs, restes de plantes, etc). En augmentant les capacités de tri et de traitement de ces déchets avec le projet PôleBio, on incitera les ménages à mieux trier et nous serons ainsi en mesure de dépasser les objectifs fixés par la Confédération en matière de tri. Par ce moyen, le canton de Genève échappera à la taxe au sac.

Comment la localisation de PôleBio a-t-elle été choisie ? Pourquoi PôleBio n’est pas implanté à Châtillon ou aux Cheneviers ?

L'exploitation du pôle vert (installation de compostage et de méthanisation) du site de Châtillon arrive à son terme car les installations, exploitées depuis 25 ans, sont en fin de vie technique. La décharge cantonale de Châtillon sera pleine à l'horizon 2019. Ces deux sites seront renaturés en conformité avec la planification cantonale et la loi sur l'environnement et l'aménagement du territoire. Les surfaces restant ainsi à disposition sont limitées et l'accès aux réseaux peu aisé en raison de la distance les séparant desdits réseaux.

Le site des Cheneviers est historiquement très encombré: il y a environ 55'000 m2 d'infrastructures bâties sur une parcelle de 65'000 m2, la différence étant occupée par des chemins et par des routes d'exploitation. La construction de l'usine par étapes successives fait que certains équipements de l'étape 3 de l'usine se trouvent sous l'étape 2!  Il faudra déconstruire les infrastructures, creuser le sous-sol, stocker des déchets et des équipements de chantier, puis reconstruire sans interrompre le fonctionnement de l'usine actuelle. Il est évident pour tous les ingénieurs consultés, il est absolument impossible de concilier l'existence de PôleBio sur ce même site, car il manquerait au minimum 15'000 m2. De plus, il existe des contraintes sanitaires, imposées par des ordonnances fédérales propres aux bio déchets et sous-produits, qui imposent des cheminements différents pour les produits entrant et sortant d'un site.

Simulation de l’intégration du site PôleBio (en bleu) sur le site des Cheneviers.

Qu’est-ce qu’une zone d’apport ?

L'ordonnance fédérale sur le traitement des déchets (RS 814.600) prévoit en son article 18 que les cantons peuvent définir des zones d'apport pour les déchets urbains organiques. Elle garantit le fait qu'ils feront l'objet d'un traitement respectueux de l'environnement.

À Genève, la planification de l'élimination des déchets urbains organiques est prévue par le plan de gestion des déchets du canton de Genève (PGD) adopté par le Conseil d'Etat sur proposition de la commission de gestion globale des déchets (CGGD), composée notamment des milieux de l'économie et de l'agriculture.

Quatre zones d'apport sont définies par le PGD pour les déchets organiques dont la zone d'apport "Rhône" qui a été attribuée au site de Châtillon.

Le Conseil d'Etat a procédé à une modification partielle du plan de gestion des déchets (PGD) sur recommandation de la commission de gestion globale des déchets (CGGD), afin que la zone d'apport "Rhône" soit ouverte à un nouveau projet d'installation de traitement des déchets urbains organiques.

Cette ouverture de « zone d’apport » a pour but de permettre au Conseil d'Etat d'examiner tout projet et de pouvoir, le cas échéant, délivrer une autorisation d'exploiter à une installation de traitement de déchets organiques satisfaisant aux exigences de la législation sur les déchets, notamment en termes de capacité de traitement des déchets qui soit à même de garantir un traitement respectueux de l'environnement.

Les zones d’apport ne sont pas modifiées et PôleBio bénéficiera de la même zone d’apport que le site de Châtillon.

Certaines personnes craignent des nuisances olfactives, qu’en est-il vraiment ?

C‘est une crainte légitime dans la mesure où le site de compostage de Châtillon a créé un véritable traumatisme auprès des riverains, justifié par des nuisances très importantes et objectivé par des mesures et observations réalisées depuis 2008. Ce site, décidé et conçu dans les années 80, n’a pas bénéficié des meilleurs choix. Ce site n'est pas couvert et les installations génératrices des plus importantes nuisances olfactives sont raccordées à des biofiltres (destinés à filtrer les odeurs en dégradant les composés chimiques odorants) totalement sous-dimensionnés. La transformation des équipements de Châtillon, pour les mettre en conformité, représenterait un investissement équivalent à ce qui est prévu pour en créer une nouvelle!  

Quelle est la différence entre le site de Châtillon et le site de PôleBio?

C'est sans doute la même différence qu'entre le téléphone filaire à cadran et l'i.phone : trente ans d'évolution technologique.

PôleBio est un site cleantech à forte valeur ajoutée, construit avec les technologies les mieux abouties à ce jour et largement éprouvées sur plusieurs sites européens et suisses. La majeure partie du budget de construction du site est consacrée aux nouvelles technologies. Pour éviter toutes émissions d'odeurs, les locaux de dépose et de valorisation des déchets sont entièrement fermés, mis en dépression, ventilés et l'air récolté est filtré au travers de systèmes de traitement des odeurs très largement dimensionnés. Les déchets organiques réceptionnés sont triés et dissociés de tous composants pouvant altérer le processus de transformation. Toutes ces étapes sont maîtrisées et contrôlées et se font en milieu confiné.

PôleBio, simulation 3D du circuit de déchargement interne sous enceinte fermée !

Le compost, ça sent quoi ?

Les déchets organiques, entreposés en décharge, dégagent du méthane nocif pour l'environnement quand il n'est pas capté ou valorisé. Une autre voie existe, plus écologique et plus valorisante: le compostage et/ou la méthanisation. La matière organique (MO) présente la propriété d'être une substance biodégradable, c'est-à-dire qu'une action bactérienne, naturelle ou induite, la décompose assez rapidement en molécules simples utilisables par les plantes.

Le produit obtenu en fin de traitement est une substance brune qui sent le bois. C'est une sorte d'humus contenant des organismes vivants et des éléments minéraux nutritifs.

Un compost de qualité ne sent pas mauvais, il n'est pas acide et ne contient ni mauvaises graines ni agents de maladies.

Le compost est un excellent amendement pour le sol qui convient pour l’agriculture biologique et vient en substitution d’engrais chimiques.

Est-ce que le projet PôleBio s’inscrit dans le projet de développement des zones industrielles en écoParc ?

On parle beaucoup aujourd’hui du concept d’écoParc qui repose sur la gestion durable des zones industrielles pour dynamiser l’économie locale, renforcer le volet social des entreprises, et assurer le développement pérenne et durable des zones, grâce au développement des énergies renouvelables et de l’écologie industrielle.

PôleBio participe pleinement à cette dynamique impulsée par le Département des Affaires Régionales et de l’Economie du canton de Genève en proposant une solution biomasse, qui s’inscrit dans le prolongement des objectifs de mutation des zones industrielles  en écoParcs.

La production de chaleur, d’électricité et de biogaz sera distribuée au travers des réseaux de chauffage à distance existant et en cours de construction (CADIOM, CAD Lignon, CAD Meyrin). L’électricité sera injectée dans les réseaux de distribution existants et le biogaz injecté dans les réseaux de distribution de gaz. 

Est-ce que PôleBio génèrera plus de trafic routier dans la zone industrielle ?

L'augmentation du trafic induit par PoleBio s'inscrit dans l’accroissement général du trafic routier en milieu urbain et péri-urbain, soit 4% à l’horizon 2025. La collecte et le transport des déchets s’effectuent en dehors des heures de pointe quand les flux de mobilité sont moins denses.

Combien mesurera la cheminée  de PôleBio ? Sera-t-elle visible de Peney ?

La hauteur de la cheminée est fixée par l'ordonnance fédérale sur la protection de l'air et sera de 31 mètres. Elle est calculée pour éviter toute nuisance aux riverains. A titre de comparaison, le pylône électrique situé sur le site d’implantation du projet PôleBio mesure 60 mètres et la cheminée des Cheneviers culmine quant à elle à 105 m.

PôleBio sera une réalisation inscrite dans le 21ème siècle, tournée vers l’avenir grâce à sa haute technologie et à son architecture contemporaine, intégrée à son environnement urbain et naturel.

 

 

La politique du canton est la décentralisation de la production d'énergie dans de petites centrales (après l'arrêt du projet de centrale à gaz). Et là, on nous fait une grande centrale?

Le bois usagé, les bio-déchets issus des ménages et de la restauration nécessaires pour la production de gaz, sont traités plus efficacement sur le plan technique, environnemental et économique dans les grandes unités.

PôleBio n’est pas un projet de production artisanale de gaz.

Il consiste à concentrer plutôt qu’à disperser les sites de traitement et de valorisation des déchets du canton. Cela permet de développer de la haute technicité et limite, de fait, les risques de nuisances.

Est-ce qu’il y aura une perte de la valeur des terrains avoisinants ?

PôleBio sera implanté sur une zone classée zone industrielle et artisanale. Compte tenu de l’ampleur limitée des aménagements constructifs entre la halle SIG et les bâtiments de la STEP, la construction et l’exploitation du site n’induiront pas d’impact majeur sur le paysage et les sites environnants.

Est ce que le projet PôleBio va entraîner une baisse de l'activité des professionnels du milieu agricole ?

La production d’un compost de qualité est l’un des objectifs de PôleBio.

Les futures installations sont conçues pour assurer le traitement optimum de la matière afin de délivrer un amendement complémentaire pour les utilisateurs.

Plusieurs rencontres ont eu lieu avec Agrigenève, l´association faîtière de l´agriculture genevoise, qui a fourni à PôleBio une attestation précisant être en mesure de mettre en place une filière pour la prise en charge et la valorisation du compost.

Une convention a également été signée avec des agriculteurs composteurs en bords de champs, pour le traitement d'une partie des déchets verts collectés et traités par PôleBio.

Plus récemment, des demandes ont été faites par les maraîchers, les horticulteurs locaux ainsi que les particuliers, qui ont manifesté leur intérêt pour du compost de qualité.
 
En résumé, le site PôleBio n'a pas pour objectif de faire baisser l'activité des professionnels de la filière, mais bien au contraire de les accompagner dans leur démarche en leur proposant un compost de qualité issu d'un traitement adapté des déchets verts collectés..

Est-ce que PôleBio est un projet mégalo?

L'installation PôleBio aura une capacité de 40'000 tonnes de traitement de déchets organiques privés et municipaux et 30'000 tonnes de bois usagé.

Les 15'000 tonnes de déchets supplémentaires correspondent aux déchets industriels et aux lavures de restaurants qui sont actuellement collectés, traités et valorisés hors du canton par les partenaires privés du projet. Dans le cadre du projet PôleBio, ces déchets seront collectés pour être valorisés localement en énergie renouvelable.

PôleBio est un projet raisonné qui répond  aux besoins de notre territoire.

Qu’est-ce qui se passera si les coûts d’exploitation devaient augmenter. Est-ce qu’il y aurait un impact pour les communes sur le prix d’entrée des déchets?

Le prix d’entrée des déchets concernés par la zone d’apport Rhône est fixé par la Commission globale des déchets et approuvé par le Conseil d’Etat.

Et les batraciens ?

Le projet prévoit dans sa partie nord (en bordure du Nant de la Maison-Carrée) la prise en compte des besoins de la faune existante pour ses aménagements afin de favoriser son maintien et son développement.

L’éclairage est pensé de manière à ne pas avoir d’impact significatif sur cette même faune.

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Actualités

Etat des lieux de l’avancement du projet PôleBio

Les différents services de l’Etat ont avancé sur le dossier des demandes d’autorisation de construire et d’exploiter, mais suite au recours de quelques agriculteurs contre la procédure d’attribution de la zone d’apport Rhône, l’instruction est actuellement en suspens, dans l’attente du jugement du Tribunal Administratif.

Oui à la stratégie énergétique 2050 du Conseil Fédéral

Le Conseil d'Etat a répondu favorablement à la procédure de consultation lancée par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication sur le premier paquet de mesures de la stratégie énergétique 2050.

Les mesures préconisées par le Conseil Fédéral reposent sur des objectifs de réduction de la consommation d'énergie, sur le soutien au développement de l'électricité d'origine renouvelable et sur une intégration systématique de l'énergie dans les procédures d'aménagement du territoire. Le projet en consultation propose également d'accroître le soutien à la géothermie de grande profondeur et de renforcer le programme Bâtiments de soutien financier aux rénovations énergétiques.

Dans sa réponse, le gouvernement salue la décision du Conseil Fédéral d'abandonner progressivement l'énergie nucléaire et de mettre en œuvre une nouvelle politique énergétique fondée sur l'efficacité énergétique et la promotion des énergies renouvelables. Il relève que les mesures proposées sont en accord avec les orientations de la politique énergétique cantonale. Par conséquent, le Conseil d'Etat approuve la stratégie énergétique 2050.

Le Conseil d'Etat suggère en outre de renforcer et de compléter le paquet de mesures et demande de soutenir la valorisation de l'énergie thermique renouvelable en l'intégrant dans les procédures d'aménagement afin que les infrastructures nécessaires à la distribution de chaleur soient planifiées. Il souhaite également qu'il n'y ait plus de freins au développement du solaire photovoltaïque et que la Suisse puisse combler son retard dans ce domaine. A propos des énergies renouvelables, il souhaite que le développement de leur utilisation soit mis en œuvre en bonne coordination avec la stratégie biodiversité suisse.

Grand Genève: Valorisation énergétique de la biomasse

Le Conseil d'Etat a validé un concept de valorisation énergétique de la biomasse à l'échelle de la région. Ce concept répertorie les projets potentiels, le plus important à ce jour étant le projet « PôleBio » de construction d'une centrale de couplage chaleur-force (CCF) alimentée au bois usagé d'une capacité de 30'000 tonnes par an. Cette installation, d'une puissance de 22 MW, produira 72 GWh de chaleur et 20 GWh d'électricité par année, ce qui équivaut respectivement à 1,2 et 0,7% de la consommation genevoise actuelle.

Le gouvernement entend ainsi favoriser la construction de CCF alimentées par la biomasse, conformément à ce qu'il avait annoncé dans son discours de St-Pierre et dans son programme de législature. L'énergie ainsi produite, entièrement renouvelable, permettra de diminuer la dépendance du canton aux énergies fossiles.

Lors d'une première étape, des investigations sur le potentiel de production de bois naturel ont été menées au niveau régional dans le cadre du Comité régional franco-valdo-genevois (CRFG). De nouvelles filières pourraient être créées dans l'Ain afin de produire quelques 10'000 tonnes de bois par année. Ce bois pourrait alimenter une ou plusieurs installations à créer. D'autres projets plus petits pourraient encore voir le jour en lien avec les milieux agricoles.

Le Conseil d'Etat entend favoriser la réalisation de ces nouvelles infrastructures énergétiques en assurant des conditions cadre favorables (PôleBio, projets en lien avec l'agriculture) et en prenant les initiatives adéquates (bois naturel de la région).

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Calendrier

Création d’une plateforme unique

Pour assurer une gestion maîtrisée et professionnelle de la valorisation des déchets bois et organiques du canton.

Produire de l’énergie ( électricité, chaleur, biogaz et compost)

Issue de la biomasse (des déchets organiques ménagers,
de jardin, le bois usagé et les lavures de restaurant).

Un site High Tech et cleantech, intégré à son environnement.

Phase de dépôt du projet: septembre 2012.

Mise en service possible 2014, sous réserve de la faisabilité économique du projet.

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Actions de sensibilisation

Visites d’information aux enjeux du traitement des déchets

Délégation de Satigny-Visite du site biomasse à Spiez, canton de Berne

Depuis 2011, plusieurs actions de sensibilisation aux enjeux du traitement des déchets dans notre canton ont été initiées, notamment auprès des autorités locales, des communes et des habitants  au travers de rencontres, de séances publiques et de visites.

A titre d’exemple, une visite du site de traitement de biomasse de Spiez (BE) a été organisée au mois de mai 2012 pour présenter la technologie et l’impact du site sur l’environnement. Une quinzaine de personnes ont répondu positivement à l’invitation, notamment les représentants du Conseil Administratif de la commune de Satigny,  le service de l’Environnement de la commune, le président et les membres de l’Association des voisins de l’Usine des Cheneviers (l’AVUC). Photo ci-jointe.

Un document didactique, présentant de manière détaillée la technologie de PôleBio en comparaison de celle de Spiez, a été remis à tous les participants à cette journée.

A noter, à titre d’information, que le site de valorisation des déchets de Spiez a été adopté à 96% par la population et ne suscite à ce jour aucune plainte.

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Revue de presse

Une future centrale à biogaz prévue à Satigny

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L'art de bien trier ses déchets devient un enjeu économique autant qu'écologique

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Partenaires

PôleBio

PôleBio est un projet local qui réunit les acteurs du développement durable : Serbeco SA, Helvetia Environnement SA et SIG. Les professionnels de la collecte, du tri et de la valorisation des déchets se sont associés pour assurer l’approvisionnement et le traitement local des déchets organiques du canton. SIG participe au projet en assurant le raccordement du site PôleBio aux réseaux de distribution des énergies.

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